Face à la crise sanitaire, ces entreprises ont changé de vocation

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Les mutations générées par la crise sanitaire de la COVID-19 n’ont pas fait que bouleverser les modes de vie en société. Elles ont également changé les modes de production au niveau des entreprises pour lesquelles survivre est devenu plus qu’un besoin vital. Mieux, il est admirable d’observer une convergence d’actions contre les crises sanitaires qui bénéficie à la société de diverses manières : production de gels hydroalcooliques, dons de masques, fabrication de respirateurs artificiels, etc.

Le nouveau virage imposé par la crise sanitaire

virage image

Une étude bilatérale menée par station F et 120 fonds d’investissement a montré que 19,6 % des start-ups en France ont dû changer de modèle économique pour s’adapter, 12,1 % leurs offres et 24,5 % leurs stratégies de vente. La crise n’a donc pas épargné les entreprises. Mieux, elle les a poussés à modifier leurs offres afin de s’adapter aux besoins sanitaires du moment. Des parfumeries aux usines chimiques, plusieurs entreprises se sont, à titre d’exemple, lancées dans la production de gels hydroalcooliques.

C’est le cas de Guerlain dans les Yvelines ou encore de Givenchy à Beauvais. Ces entreprises initialement investies dans la parfumerie pour la première et dans la mode et le cosmétique pour la seconde ont dû changer leurs lignes de production. Elles ont mobilisé nombre de leurs employés dans la production de gels hydroalcooliques pour satisfaire la demande au niveau des services de l’État. Comme eux, même des entreprises investies dans la production sucrière se sont lancées dans la production de gels hydroalcooliques. Il s’agit d’entreprises telles que Tereos et Cristal Union.

La mobilisation au niveau du secteur textile

La demande en masques a cru alors que ceux-ci se présentent comme l’un des moyens liminaires de prévention contre l’épidémie. L’équipement du personnel soignant, des forces de l’ordre ainsi que des autres couches professionnelles au contact de la population est l’une des raisons de cette croissance. Pour satisfaire à la demande, plus de 40 usines du domaine textile se sont trouvées mobilisées en France. La demande excède si tant l’offre qu’il a fallu en commander également auprès d’industries extérieures.

La marque Serge Blanco s’est par exemple lancée dans la production de surblouses en plus des masques dans ses ateliers. Le contraste alors que plusieurs emplois se trouvent menacés par la crise, c’est que cette entreprise a par exemple été forcée de faire appel à nombre de ses employés qui étaient déjà allés en retraite. Il en est de même de la marque Saint-James dont les masques sont produits grâce à une technique de tricotage 3 D. Les modes de production ont donc aussi foncièrement changé pour plusieurs entreprises.

Dans la production de respirateurs artificiels

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Vous connaissez sans doute PSA, Valeo, Air Liquide et Schneider Électric ? Ce sont quatre différentes entreprises françaises investies dans différents domaines. La première est une constructrice automobile dont les plus célèbres marques sont entre autres Citroën et Peugeot. La deuxième intervient dans la fabrication d’équipements automobiles. Alors que la troisième a fait des gaz industriels sa chasse gardée, la dernière tente de trouver des solutions innovantes à la lisière de l’énergie et de l’automatisme. Il s’agit donc de quatre industries foncièrement indépendantes à la base.

Pourtant, elles ont dû collaborer sur la base d’un consortium à la production de respirateurs artificiels. Le projet a vu le jour à la demande du gouvernement français soucieux de fournir au personnel médical les outils nécessaires pour faire face aux problèmes sanitaires. Même si ces entreprises n’ont pas pour autant changé leurs centres d’intérêt, une partie de leurs modes habituels de production a été affectée. Tout comme nombre d’entreprises, elles ont dû faire face à des défis nouveaux où il faille allier besoins habituels, survie et actions sanitaires.

La nécessité pour les entreprises de changer de cap

Au-delà des actions sanitaires qu’elle a suscitées au niveau de la société et de son influence sur les productions des entreprises, la crise sanitaire a également affecté beaucoup d’autres secteurs. Il n’y a donc pas que la production de gels hydroalcooliques ou de masques qui aient prévalu. En effet, d’autres domaines comme la technologie et les modes de consommation ont changé. L’éducation comme le divertissement n’ont pas été épargnés. Il fallait répondre à la fois aux besoins des clients, à la sécurité des salariés et au fonctionnement des entreprises. Plusieurs sociétés se sont donc rapidement lancées dans le télétravail.

La COOP de Beurlay n’a pas manqué de faire son bout de chemin de ce côté. Et parlant de réadaptation des services, Terrena qui était dans la production vinicole s’est également lancée dans la production de gels hydroalcooliques. L’importance de survivre à la crise à réorienter plusieurs entreprises. Les actions se sont accrues dans les transactions en ligne assurant un essor à l’e-commerce, de même qu’aux services de livraison à domicile. Pour rester actives, les entreprises ont dû modifier ou changer leurs chaînes de production comme de vente.

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