Les interfaces digitales prouvent-elles l’engagement RSE ?

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La problématique de la responsabilité sociale des entreprises se pose depuis la survenance et l’accélération de la transformation digitale des marques à travers le développement des nouvelles technologies, des sites e-commerces, etc. Dans quelles mesures les exigences portées à la communication peuvent s’appliquer aux actions marketing des entreprises précisément dans l’avancée de leur présence numérique ? Les interfaces digitales prouvent-elles l’engagement RSE ?

Notion de la responsabilité sociale des entreprises.

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La définition de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) est axée sur deux idées phares. Elles stipulent que les entreprises ont des responsabilités qui vont bien au-delà de la simple recherche du profit et du respect de la loi. De même, ces responsabilités concernent aussi bien les actionnaires que l’ensemble des parties prenantes des activités de l’entreprise. La RSE doit donc prendre en compte les attentes de tous les différents acteurs et ré-enchâsser l’entreprise dans la société.

Notons également que la responsabilité sociale des entreprises reste complexe et floue pour non seulement le praticien, c’est-à-dire l’entreprise, mais également pour le client consommateur exposé à plusieurs messages qui ne sont pas forcément vérifiés.

De plus, l’engagement RSE de l’entreprise notamment le respect de la vie privée des clients, la réduction de la consommation énergétique ou encore l’insertion du plus grand nombre se confronte aux ambitions des entreprises. Ces ambitions visent à proposer des expériences clients plus personnalisées, plus abouties et plus enrichies en fonctionnalités. 

Tout ceci grâce au développement numérique, au déploiement des réseaux haut débit, à l’arrivée des nouveaux smartphones et à la présence de plus en plus de clients dans le numérique. 

Optimisation de la performance des interfaces des entreprises

De nos jours, plusieurs actions sont menées par la plupart des entreprises en vue de diminuer l’emprunte carbone de leur activité. Le digital (le numérique), qui est à cet effet perçu comme une solution innovante à laquelle nous devons le télétravail, n’en est pas moins consommateur d’énergie à travers la consommation de vidéos, la généralisation de la géolocalisation qui nécessite une présence constante de données et le développement des applications de réalité augmentée. Ces fonctionnalités précitées qui consomment de l’énergie sont favorisées par le développement des réseaux Internet à haut débit.

Ainsi pour l’optimisation de la consommation des interfaces, l’écoconception voit le jour. Il consiste à travailler, sur l’option ‘’basse calorie’’ dès la phase de conception. Cette approche doit être intégrée au régime des sites et des applications.  

A cet effet, dans bien des cas, cet objectif est attaché à la performance business des interfaces digitales. Google en est un bon exemple car il amène les acteurs et entreprises à optimiser leurs interfaces digitales pour leur permettre d’arriver en tête de liste.

Amélioration du consentement par l’actualisation des scénarios de collecte

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Les entreprises pour répondre aux nouvelles exigences de la RGPD sont obligées de se conformer à la politique de collecte et à l’utilisation des données privées des clients et des prospects. Ainsi, elles ont aujourd’hui le devoir d’agir avec sens et en toute transparence en dépit de la course rude à la data pour échanger, communiquer de manière plus personnalisée.

Beaucoup de marques demandent encore des informations et accords sur l’utilisation des données privées dès l’inscription d’un utilisateur à un programme de fidélité, dès la consultation d’un site web ou encore dès le téléchargement d’une application mobile. Ainsi l’approche ‘’privacy by design‘’ doit en dehors de la clause contractuelle également être intégrée durant toute la phase de conception du service en vue d’optimiser les parcours et scénarios de collecte facilitant ainsi l’insertion dans le besoin et le moment du client.

Adaptation des services afin d’inclure le plus grand nombre

Une démarche responsable se doit d’être en faveur à la fois de la planète mais également de l’Homme. Dans ce sens donc, le concept d’accessibilité de l’expérience au plus grand nombre trouve son importance, mais elle reste encore trop peu considérée par les marques alors qu’un nombre important de Français sont en situation de handicap et bénéficient parfois d’une expérience non adaptée. 

Ici encore, le législateur, dont le rôle est de pénaliser certaines entreprises notamment les Gafa qui fournissent un grand nombre d’outils pour rendre les applications et sites ouverts à un plus grand nombre est important. 

Le développement des technologies comme les écrans hautes définitions facilite l’implémentation des entreprises tandis que le référentiel général de l’accessibilité et les normes du W3C fournissent un cadre aux entreprises. 

Notons que l’intégration continue des enjeux-écoconception, vie privée, accessibilité et la mise en place d’indicateurs pour suivre la performance des interfaces sur les différents critères est encore naissante en agences comme chez les annonceurs. Mais la volonté, l’envie des équipes notamment les résultats économiques qui en résultent au-delà de toutes les contraintes régies par le régulateur, se dresseront en meilleurs alliés au côté de ce numérique engagé.

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