Que fait un data privacy officer ?

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Les récents événements qui se sont produits avec les condamnations de Meetic et Attractive World, ont permis d’instaurer des mesures strictes pour la protection des données. Depuis le 26 avril 2016, le métier de data protection officer ou de délégation de données a été rendu public pour permettre aux entreprises d’être en conformité avec les règlements européens. Si vous désirez connaître ce qu’est un data privacy officer, on fait le point dans cet article. 

Data protection officer : quelle est sa mission ?

mission

Le data protection officer, qualifié comme le chef d’orchestre de la mise en conformité, a pour mission d’assurer que l’entreprise soit en règle avec les prescriptions législatives quand elle recourt à l’utilisation des données. Sur ce, le data privacy officer a pour mission d’évangéliser l’entreprise, qui est amené à collaborer avec les différentes directions de métier. Ce dernier joue le rôle d’accompagnateur et de conseiller auprès des sociétés vis-à-vis de l’usage que ces dernières font des datas en leur possession. 

Le data protection officer formule des préconisations ou propose même des solutions en adéquation avec la loi sur la protection des données. Pour finir, il faut souligner qu’il permet d’alerter la direction générale en cas de manquement constaté dans l’accomplissement d’une tâche. Par ailleurs, il convient de dire que le data protection officer à la capacité d’être intégrée dans la société ou il peut réaliser un travail à temps partagé au service de diverses entités où encore être l’objet d’un contrat de service. Pour réussir sa mission, le data privacy officer est tenu :

  • De convaincre
  • De diffuser une culture du bon usage de la donnée 
  • De changer les habitudes existantes. 

Apprécié pour la solidité de sa culture juridique et informatique, il ne doit en aucun cas être dissuadé sur le fait de gérer des situations complexes, surtout quand ses préconisations s’opposent aux pratiques de la société hôte. D’un autre côté, il faut souligner que le caractère sensible et méthodique de sa mission oblige l’entreprise à déléguer la protection des données. Mise à part ça, L’AFCDP demande à ce que la clause du grand-père soit ménagée pour permettre au data protection officer de répondre aisément aux nouvelles exigences afin d’être confirmées dans leur rôle en tant que DPO. 

Data privacy officer : à quel type de société est-il destiné ?

data privacy officer image

Le règlement européen mis en place veut que le DPO soit désigné pour les structures dont l’activité consiste à traiter des données personnelles à grande échelle. Ce traitement s’observe également au niveau des donneurs d’ordre que des sous-traitants. De plus, la majorité des institutions publiques sont tenues de procéder à la désignation d’un DPO sans oublier les entreprises qui traitent à grande échelle des informations sensibles. 

À cet effet, il convient de faire savoir que le règlement en vigueur prévoit appliquer des sanctions lourdes si la réglementation sur la protection des données personnelles n’est pas respectée. En cas de non respect, l’entreprise fautive peut écoper d’une amende pouvant atteindre jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires international de la société. 

Data protection officer : quelle formation pour exercer le métier ?

formation

Aujourd’hui, il est possible de renforcer vos capacités dans le domaine avec des formations diplômantes en faisant le Master Management et protection des données à caractère personnel auprès de l’Isep. Le Cnam dispense également une formation en la matière notamment en Administration de bases de données, c’est aussi le cas pour le master Sécurité de l’information et des systèmes auprès de l’ESIEA. 

C’est aussi possible de mobiliser des connaissances avec le diplôme universitaire DPO/CIL auprès de l’Université de Franche-Compté. Pour finir, l’Université de Paris-Nanterre offre une formation de taille dans le domaine grâce au diplôme Correspondant informatique et libertés

Data protection officer : quelle rémunération avec ce métier ?

data privacy officer

Le data protection officer est un métier récent en France, sur ce, il serait difficile de donner un montant exact en ce qui relève de la rémunération. Cependant, L’AFCD, un DPO peut gagner en minimum 2500 ou 4000 euros par mois. Un chiffre qui pourrait augmenter considérablement avec la sensibilité du milieu. Il va donc falloir se mettre au travail afin d’acquérir une connaissance de taille pour mériter une meilleure rémunération. 

Que retenir sur le sujet ?

La sensibilité des informations est d’une grande importance de nos jours, surtout avec la digitalisation des affaires. Toutes les entreprises sont tenues de respecter les normes et règles en matière des protections des données si elles ne veulent pas écoper d’une lourde amende. Le data protection officer est un métier récent à ne pas perdre de vu, et diverses sociétés sont enquête de DPO pour gérer leur data de façon efficace pour être en conformité avec la loi en vigueur. C’est un métier qui nourrit son homme vu les rémunérations proposées et qui évolueront progressivement selon la compétence du DPO. 

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